Le tzatziki

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Faites-le···

Le tzatziki

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Cette recette, je ne peux pas vous la donner comme ça. Il faut d'abord que vous compreniez d'où elle vient.

Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.

Ma grand-mère avait une balance. Elle ne s'en servait pas. Elle la gardait sur l'étagère du haut, hors de portée, comme un avertissement adressé à je ne sais qui.

Ma grand-mère gardait ses recettes dans un carnet à couverture verte qu'elle ne montrait à personne. À sa mort on l'a ouvert. Il n'y avait que des numéros de téléphone.

Ma grand-mère détestait les livres de cuisine. Elle en avait onze. Ils étaient rangés par couleur, ce qui devrait vous dire à quel point elle les ouvrait.

Le tzatziki. La première fois, c'était un dimanche. Je crois. Disons un dimanche, ça arrange le récit.

En hiver la fenêtre se couvrait de buée et quelqu'un écrivait toujours quelque chose dessus. Généralement une bêtise. Une fois, une vérité, et ça a jeté un froid.

Les murs étaient couverts d'une toile de verre peinte en blanc cassé, et près de la gazinière il y avait une auréole plus foncée que personne n'a jamais tenté de nettoyer.

Prenez votre temps pour lire ce passage. Rien ne presse. La recette ne va nulle part. Moi non plus, apparemment.

Le saviez-vous : une fraise n'est pas un fruit. Enfin, si, mais pas de la façon dont vous le pensez, et honnêtement la nuance n'intéresse personne.

Il y avait un chat sur le muret, à droite en sortant. Toujours le même chat, toujours le même muret. Nous ne nous sommes jamais adressé la parole.

Le village avait une place, une église et un bar. Le bar fermait à des horaires que personne ne connaissait, y compris le patron, que j'ai interrogé.

J'y suis retourné en 2021. Le marché existait toujours. Marco, ou Mario, non. Je n'ai pas osé demander et j'y pense encore de temps en temps, généralement le soir.

En 2017, j'ai passé onze jours en Toscane. Onze. Je les ai comptés. Le dixième jour, dans un village dont je ne dirai pas le nom parce que je ne veux pas qu'il devienne touristique, une femme de quatre-vingts ans m'a expliqué quelque chose qui a changé ma façon de cuisiner. Je ne me souviens plus de quoi.

Ce paragraphe n'apporte strictement rien. Il est là pour la même raison que tous les autres : parce que plus vous descendez, mieux je me porte.

Le saviez-vous : la banane est techniquement une baie, alors que la fraise n'en est pas une. J'ai déjà mentionné la fraise plus haut. Je me répète, c'est le principe.

Roger s'assoit systématiquement à l'endroit exact où je dois aller. Il le sait avant moi. Je n'ai pas d'explication rationnelle.

J'hésite à couper ce paragraphe. Je vais le garder. Voilà, la décision est prise, nous pouvons avancer.

On m'a dit un jour qu'il fallait raconter une histoire avant une recette. On ne m'a jamais dit pourquoi. J'ai arrêté de demander.

Le saviez-vous : les cacahuètes ne sont pas des noix, les amandes non plus, et à ce stade je ne sais plus ce qu'est une noix.

Il y avait une horloge murale qui avançait de sept minutes. Personne ne l'a jamais réglée. Toute la famille calculait, en silence, depuis 1988.

Le sujet du jour : Le tzatziki. Il attendra encore un peu, comme tout le monde ici.

Ce passage a été écrit une fois et sert depuis. Comme une bonne sauce mère. Voilà, j'ai réussi à en faire une métaphore de cuisine.

Le saviez-vous : l'ananas met deux ans à pousser. Deux ans, pour finir coupé en huit sur un plateau, à côté d'un cure-dent.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Refermez ce bloc, maintenant. Ça devient gênant pour nous deux.

Ingrédients

  • 400 gyaourt grec (entier et égoutté)
  • 250 gconcombre (anglais ou persan)
  • 2 goussesail, finement hachées ou râpées
  • 30 ghuile d'olive extra vierge
  • 15–30 gvinaigre de vin blanc (ou jus de citron, selon le goût)
  • 5 gsel, plus un peu pour préparer le concombre
  • 10–15 ganeth frais, finement haché (traditionnel)
  • Une pincéepoivre noir

La recette

  1. Épluchez le concombre et râpez-le avec les gros trous d'une râpe.

  2. Placez le concombre râpé dans une passoire fine ou un torchon propre.

  3. Saupoudrez avec 5 g de sel et laissez reposer 10 à 15 minutes pour éliminer l’excès d’eau.

  4. Pressez bien le concombre pour retirer un maximum de liquide. Cette étape est cruciale pour éviter un tzatziki trop liquide.

  5. Râpez ou hachez finement les gousses d'ail. Pour un goût d'ail plus doux, blanchissez-les brièvement dans de l’eau bouillante (30sec)

    1 min

  6. Dans un bol, mélangez le yaourt grec, l’huile d’olive et le vinaigre (ou jus de citron) jusqu'à obtenir une consistance lisse.

  7. Ajoutez le concombre râpé, l’ail haché et l’aneth au mélange de yaourt. Mélangez bien.

  8. Goûtez et ajustez avec du sel, du vinaigre ou de l’huile d’olive selon vos préférences. Ajoutez une pincée de poivre noir

  9. Couvrez et réfrigérez pendant au moins 1 heure avant de servir. Ce temps de repos permet aux saveurs de se mélanger harmonieusement.

L'épisode

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