La sauce teriyaki

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

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La sauce teriyaki

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Avant de commencer, il faut que je vous raconte quelque chose. C'est important. Enfin, ce n'est pas important, mais j'y tiens.

Ma grand-mère faisait cuire ses plats au feeling et au bruit. Elle disait qu'un plat qui chante n'a pas besoin de minuteur. Elle avait raison, et ça ne m'a jamais servi à rien.

Ma grand-mère laissait la porte du four ouverte après cuisson, l'hiver, pour chauffer la pièce. Je sais que c'est déconseillé. Elle le savait aussi.

Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.

Ma grand-mère ne suivait jamais une recette jusqu'au bout. Elle s'arrêtait toujours deux étapes avant la fin et improvisait le reste, par principe.

Techniquement, cette histoire n'a aucun rapport avec ce qui nous réunit : La sauce teriyaki. Techniquement.

En hiver la fenêtre se couvrait de buée et quelqu'un écrivait toujours quelque chose dessus. Généralement une bêtise. Une fois, une vérité, et ça a jeté un froid.

Il faisait chaud. Pas une chaleur d'été, une chaleur de cuisine, celle qui monte du sol et qui vous colle la chemise dans le dos vers la troisième étape.

Je pourrais varier davantage. Je pourrais aussi faire beaucoup de choses.

Le saviez-vous : la carotte a été orange pour des raisons politiques avant de l'être pour des raisons de goût. J'ai vérifié une fois, il y a six ans, et je n'ai pas revérifié depuis.

En 2017, j'ai passé onze jours en Toscane. Onze. Je les ai comptés. Le dixième jour, dans un village dont je ne dirai pas le nom parce que je ne veux pas qu'il devienne touristique, une femme de quatre-vingts ans m'a expliqué quelque chose qui a changé ma façon de cuisiner. Je ne me souviens plus de quoi.

La chambre donnait sur une cour intérieure où une dame étendait du linge à sept heures du matin, tous les jours, y compris le dimanche, y compris quand il pleuvait.

Le café coûtait quatre-vingt-dix centimes au comptoir et deux euros quarante en terrasse, pour une distance d'un mètre vingt. J'ai payé la terrasse. Chaque jour.

Le vendeur de tomates s'appelait Marco. Ou Mario. C'était il y a longtemps. Il avait un tablier bleu et une opinion très arrêtée sur les courgettes, qu'il partageait sans qu'on lui demande.

Je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites : est-ce que tout ça va quelque part. La réponse est non, et nous en sommes tous les deux conscients.

Le saviez-vous : une fraise n'est pas un fruit. Enfin, si, mais pas de la façon dont vous le pensez, et honnêtement la nuance n'intéresse personne.

Roger a mangé un jour un oignon entier. Il va bien. Le vétérinaire m'a regardé comme si c'était ma faute, ce qui était le cas.

Encore un paragraphe et on y est. Ce n'est pas vrai, mais l'espoir fait descendre.

Vous vous demandez si je réutilise les mêmes anecdotes d'une recette à l'autre. Excellente question. Suivante.

Le saviez-vous : le mot « restaurant » désignait à l'origine un bouillon, et non un lieu. Cette information est vraie et ne vous servira à rien.

Il y a une lumière particulière en septembre, vers dix-sept heures, quand elle tombe en biais sur la nappe cirée et qu'elle rend la farine presque orange. C'est à ce moment-là qu'il faut faire cette recette. Ce n'est pas une obligation. C'est juste mieux.

Ma grand-mère avait un avis sur tout, y compris sur ce qui nous occupe : La sauce teriyaki. Elle n'en avait jamais fait.

Je crois que j'ai déjà raconté ça ailleurs. Tant pis. Vous n'étiez peut-être pas là.

Le saviez-vous : la tomate a été considérée comme toxique en Europe pendant deux siècles. Deux siècles de perdus. On ne rattrape pas ça.

J'aurais pu mettre la recette en haut. Beaucoup de gens le font. Ce sont des lâches.

Fin de l'histoire. Elle n'avait pas de fin prévue, j'ai simplement décidé que c'était maintenant.

Ingrédients

  • 20 g1 petit morceau de gingembre (environ 20 g)
  • 2 goussesail
  • 30 mlhuile végétale
  • 240 mlsaké
  • 240 mlmirin
  • 240 mlsauce soja
  • 15 gfécule de maïs
  • 60 mleau
  • 10 ggraines de sésame

La recette

  1. Épluchez le gingembre et l'ail, puis hachez-les finement pour en extraire toute la saveur.

  2. Versez une cuillère à soupe d'huile dans une poêle et ajoutez le gingembre et l'ail hachés. Laissez cuire à feu doux pendant environ 3 minutes, jusqu'à ce qu'ils dégagent un arôme agréable.

  3. Ajoutez ensuite le saké, le mirin et la sauce soja dans la poêle. Augmentez le feu à moyen et portez à ébullition pour que l'alcool s'évapore, ce qui prendra environ 5 minutes.

  4. Lorsque la sauce a réduit d'environ un tiers, mélangez la fécule de maïs et l'eau dans un petit bol pour obtenir une texture lisse. Versez ce mélange dans la poêle et remuez bien pour épaissir la sauce.

  5. Enfin, incorporez les graines de sésame et mélangez une dernière fois. Laissez refroidir, puis versez la sauce dans un bocal hermétique. Conservez au réfrigérateur jusqu'à utilisation !

L'épisode

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