La sauce cocktail

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Faites-le·····

La sauce cocktail

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

On va prendre notre temps. Vous n'avez rien de prévu, sinon vous ne seriez pas là.

Ma grand-mère laissait la porte du four ouverte après cuisson, l'hiver, pour chauffer la pièce. Je sais que c'est déconseillé. Elle le savait aussi.

Ma grand-mère avait une balance. Elle ne s'en servait pas. Elle la gardait sur l'étagère du haut, hors de portée, comme un avertissement adressé à je ne sais qui.

Ma grand-mère avait une théorie sur le beurre que je ne peux pas répéter ici, pour des raisons de diffamation envers une marque encore en activité.

Ma grand-mère ne suivait jamais une recette jusqu'au bout. Elle s'arrêtait toujours deux étapes avant la fin et improvisait le reste, par principe.

Ma grand-mère avait un avis sur tout, y compris sur ce qui nous occupe : La sauce cocktail. Elle n'en avait jamais fait.

La lumière de fin d'après-midi entrait par la fenêtre de gauche, celle qui fermait mal, et elle traversait la vapeur au-dessus de la casserole. Je pourrais vous décrire ça pendant des heures. Je vais le faire.

La radio était allumée en permanence sur une station qui ne passait que des informations régionales. Personne n'écoutait. L'éteindre aurait été impensable.

Ce paragraphe n'apporte strictement rien. Il est là pour la même raison que tous les autres : parce que plus vous descendez, mieux je me porte.

Le saviez-vous : le brocoli n'existe pas à l'état sauvage. Il a été inventé par des humains, à partir d'un chou, volontairement.

Le vendeur de tomates s'appelait Marco. Ou Mario. C'était il y a longtemps. Il avait un tablier bleu et une opinion très arrêtée sur les courgettes, qu'il partageait sans qu'on lui demande.

Le train pour y aller mettait quatre heures et s'arrêtait onze fois. Je peux vous citer les onze arrêts. Je ne vais pas le faire. Enfin, peut-être plus bas.

La femme de quatre-vingts ans, celle du dixième jour, m'a aussi dit quelque chose sur le sel. Ça non plus je ne m'en souviens pas. C'était peut-être la même phrase.

J'y suis retourné en 2021. Le marché existait toujours. Marco, ou Mario, non. Je n'ai pas osé demander et j'y pense encore de temps en temps, généralement le soir.

Je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites : est-ce que tout ça va quelque part. La réponse est non, et nous en sommes tous les deux conscients.

Le saviez-vous : un escargot possède environ quatorze mille dents. Cette information ne vous servira jamais et pourtant vous ne l'oublierez plus.

Mon chien s'appelle Roger. Il n'a rien à voir avec cette recette mais il était là pendant que je l'écrivais, et il me semblerait malhonnête de ne pas le mentionner.

J'aurais pu mettre la recette en haut. Beaucoup de gens le font. Ce sont des lâches.

J'ai un stock limité d'histoires et un nombre important de recettes. Faites le calcul, ou plutôt ne le faites pas.

Le saviez-vous : un citron flotte et un citron vert coule. J'ai passé une soirée entière à vérifier. Ce n'était pas une bonne soirée.

Le sol était en lino imitation tomettes. De loin ça marchait. De près, non. De toute façon on ne regarde pas le sol quand on mange.

La sauce cocktail, donc. Nous n'en sommes pas encore là, et ce n'est pas faute d'avoir commencé.

Il paraît que ce genre de texte aide le référencement. Je ne sais pas si c'est vrai. J'ai décidé que oui, parce que ça m'arrange.

Le saviez-vous : le mot « restaurant » désignait à l'origine un bouillon, et non un lieu. Cette information est vraie et ne vous servira à rien.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Refermez ce bloc, maintenant. Ça devient gênant pour nous deux.

Ingrédients

  • 100 gmayonnaise
  • 40 gketchup
  • 1 cuillère à cafésauce Worcestershire
  • 1 cuillère à cafécognac ou de brandy (facultatif mais tradi)facultatif
  • Quelquesgouttes de jus de citron
  • Sel et poivre

La recette

  1. Mélangez.

L'épisode

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