Les pralines

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Achetez-le·····

Les pralines

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Cette recette, je ne peux pas vous la donner comme ça. Il faut d'abord que vous compreniez d'où elle vient.

Ma grand-mère avait une théorie sur le beurre que je ne peux pas répéter ici, pour des raisons de diffamation envers une marque encore en activité.

Ma grand-mère disait qu'on reconnaît une bonne cuisine à l'usure du sol devant l'évier. La sienne était creusée. Ce n'est pas une image.

Ma grand-mère faisait cuire ses plats au feeling et au bruit. Elle disait qu'un plat qui chante n'a pas besoin de minuteur. Elle avait raison, et ça ne m'a jamais servi à rien.

Ma grand-mère avait une cuisine minuscule. Trois mètres carrés, peut-être quatre. Elle disait toujours qu'une grande cuisine, c'est une cuisine où on marche au lieu de cuisiner.

Techniquement, cette histoire n'a aucun rapport avec ce qui nous réunit : Les pralines. Techniquement.

Il y avait une odeur permanente, impossible à identifier, qui n'était désagréable pour personne sauf pour les invités.

Il y avait une horloge murale qui avançait de sept minutes. Personne ne l'a jamais réglée. Toute la famille calculait, en silence, depuis 1988.

Ce passage a été écrit une fois et sert depuis. Comme une bonne sauce mère. Voilà, j'ai réussi à en faire une métaphore de cuisine.

Le saviez-vous : un citron flotte et un citron vert coule. J'ai passé une soirée entière à vérifier. Ce n'était pas une bonne soirée.

En 2017, j'ai passé onze jours en Toscane. Onze. Je les ai comptés. Le dixième jour, dans un village dont je ne dirai pas le nom parce que je ne veux pas qu'il devienne touristique, une femme de quatre-vingts ans m'a expliqué quelque chose qui a changé ma façon de cuisiner. Je ne me souviens plus de quoi.

Le café coûtait quatre-vingt-dix centimes au comptoir et deux euros quarante en terrasse, pour une distance d'un mètre vingt. J'ai payé la terrasse. Chaque jour.

Il y avait un chat sur le muret, à droite en sortant. Toujours le même chat, toujours le même muret. Nous ne nous sommes jamais adressé la parole.

J'ai pris des photos. Deux cent quarante. Je ne les ai jamais rouvertes, et pourtant je paie un abonnement mensuel pour les conserver.

Vous pourriez fermer ce bloc. Le bouton est juste au-dessus, il s'appelle « L'histoire de ma vie » et il fonctionne dans les deux sens. Personne ne vous en voudra.

Le saviez-vous : un four domestique ment sur sa température d'environ vingt degrés. Le vôtre aussi. Bonne chance.

Roger a mangé un jour un oignon entier. Il va bien. Le vétérinaire m'a regardé comme si c'était ma faute, ce qui était le cas.

Nous approchons de la fin. Je dis ça sans aucune garantie, et surtout sans engagement de ma part.

Il paraît que ce genre de texte aide le référencement. Je ne sais pas si c'est vrai. J'ai décidé que oui, parce que ça m'arrange.

Le saviez-vous : il n'existe aucune définition légale du mot « artisanal » sur un emballage. Dormez bien.

Il y a une lumière particulière en septembre, vers dix-sept heures, quand elle tombe en biais sur la nappe cirée et qu'elle rend la farine presque orange. C'est à ce moment-là qu'il faut faire cette recette. Ce n'est pas une obligation. C'est juste mieux.

Les pralines. La première fois, c'était un dimanche. Je crois. Disons un dimanche, ça arrange le récit.

Je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites : est-ce que tout ça va quelque part. La réponse est non, et nous en sommes tous les deux conscients.

Le saviez-vous : le mot « casserole » vient du provençal « cassa », qui désignait une louche. On s'éloigne du sujet, j'en ai conscience.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Fin de l'histoire. Elle n'avait pas de fin prévue, j'ai simplement décidé que c'était maintenant.

Ingrédients

  • 80 gamandes entières
  • 200 gsucre
  • 210 geau
  • 35 gsucre glacefacultatif
  • quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose

La recette

  1. Préchauffez le four à 180 °C.

  2. Disposez les 80 g d'amandes sur une plaque et faites-les torréfier pendant 5 à 10 minutes afin de développer leur goût. Sortez-les du four et réservez.

    180 °C

  3. Divisez approximativement les 200 g de sucre et les 210 g d'eau en trois portions. Les pralines vont être réalisées en trois cuissons successives, ce qui permettra de créer progressivement leur couche de sucre caractéristique.

Première cuisson

  1. Dans une casserole, versez environ 1/3 du sucre, 1/3 de l'eau et quelques gouttes de colorant alimentaire.

  2. Faites chauffer à feu doux à moyen jusqu'à ce que le sucre soit complètement dissous.

  3. Ajoutez les amandes torréfiées et continuez à cuire en remuant constamment.

  4. Le sirop va progressivement épaissir puis le sucre va cristalliser autour des amandes. Continuez à mélanger jusqu'à ce que les amandes soient bien recouvertes.

  5. Versez immédiatement les amandes sur un tapis en silicone ou du papier cuisson, séparez-les légèrement et laissez-les refroidir.

Deuxième cuisson

  1. Dans une casserole propre, versez le deuxième tiers de sucre et d'eau.

  2. Faites chauffer le sirop jusqu'à atteindre environ 124 à 126 °C.

    125 °C

  3. Ajoutez les amandes refroidies dans le sirop.

  4. Faites cuire à feu doux en remuant constamment, jusqu'à ce que cette nouvelle couche de sucre cristallise autour des amandes.

  5. Étalez de nouveau les pralines sur le tapis en silicone et laissez-les refroidir.

Troisième cuisson

  1. Répétez exactement le même processus avec le dernier tiers de sucre et d'eau.

  2. Lorsque le sirop atteint 124 à 126 °C, ajoutez les amandes et poursuivez la cuisson à feu doux en remuant jusqu'à obtenir une dernière couche de sucre cristallisé.

    125 °C

  3. Étalez les pralines et laissez-les refroidir complètement.

  4. Pour une finition encore plus poudrée et proche de certaines pralines roses du commerce, vous pouvez ajouter légèrement les 35 g de sucre glace une fois les pralines refroidies.

  5. Conservez les pralines roses dans une boîte hermétique, à l'abri de l'humidité. La couleur peut légèrement évoluer avec le temps sans modifier le goût des pralines.

L'épisode

Ouvrir sur YouTubeEt si tu t'abonnes, je continue à acheter des trucs pour te dire de ne pas les acheter.