Les mikado

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Achetez-le·····

Les mikado

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Avant de commencer, il faut que je vous raconte quelque chose. C'est important. Enfin, ce n'est pas important, mais j'y tiens.

Ma grand-mère gardait ses recettes dans un carnet à couverture verte qu'elle ne montrait à personne. À sa mort on l'a ouvert. Il n'y avait que des numéros de téléphone.

Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.

Ma grand-mère jugeait les gens sur la façon dont ils épluchaient. J'ai mis vingt ans à comprendre que c'était injuste, et je le fais toujours.

Ma grand-mère salait au-dessus de la casserole, de très haut, avec un geste de semeur. Elle prétendait que ça répartissait mieux. Ça répartissait surtout sur le plan de travail.

On me demande souvent si ça vaut vraiment le coup : Les mikado, je veux dire. La réponse est plus bas, et elle est courte.

Le sol était en lino imitation tomettes. De loin ça marchait. De près, non. De toute façon on ne regarde pas le sol quand on mange.

Le carrelage était jaune. Pas jaune vif, jaune fatigué, ce jaune des années soixante-dix qui a vu passer trois générations et deux divorces.

Si vous lisez ceci sur votre téléphone, dans un couloir, en attendant quelqu'un : bon courage, il en reste.

Le saviez-vous : un four domestique ment sur sa température d'environ vingt degrés. Le vôtre aussi. Bonne chance.

J'ai pris des photos. Deux cent quarante. Je ne les ai jamais rouvertes, et pourtant je paie un abonnement mensuel pour les conserver.

J'ai mangé la même chose quatre soirs de suite dans le même restaurant. Le serveur a fini par ne plus apporter la carte. C'est la plus belle chose qui me soit arrivée en voyage.

En 2017, j'ai passé onze jours en Toscane. Onze. Je les ai comptés. Le dixième jour, dans un village dont je ne dirai pas le nom parce que je ne veux pas qu'il devienne touristique, une femme de quatre-vingts ans m'a expliqué quelque chose qui a changé ma façon de cuisiner. Je ne me souviens plus de quoi.

Le café coûtait quatre-vingt-dix centimes au comptoir et deux euros quarante en terrasse, pour une distance d'un mètre vingt. J'ai payé la terrasse. Chaque jour.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Le saviez-vous : les carottes ne rendent pas aimable. C'est une invention de parents, et elle a très bien fonctionné sur moi jusqu'à vingt-trois ans.

Quand je goûte, Roger me regarde. Pas la nourriture. Moi. Il attend un verdict, comme vous, sauf que lui il attend depuis onze ans.

Je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites : est-ce que tout ça va quelque part. La réponse est non, et nous en sommes tous les deux conscients.

Ce paragraphe n'apporte strictement rien. Il est là pour la même raison que tous les autres : parce que plus vous descendez, mieux je me porte.

Le saviez-vous : la noix de muscade est légèrement hallucinogène à forte dose. Ce n'est pas une invitation, c'est une note de bas de page.

Les murs étaient couverts d'une toile de verre peinte en blanc cassé, et près de la gazinière il y avait une auréole plus foncée que personne n'a jamais tenté de nettoyer.

Les mikado, donc. Nous n'en sommes pas encore là, et ce n'est pas faute d'avoir commencé.

Ce passage a été écrit une fois et sert depuis. Comme une bonne sauce mère. Voilà, j'ai réussi à en faire une métaphore de cuisine.

Le saviez-vous : la banane est techniquement une baie, alors que la fraise n'en est pas une. J'ai déjà mentionné la fraise plus haut. Je me répète, c'est le principe.

Oui, je reparle de ma grand-mère. J'ai conscience du problème. Je n'ai pas l'intention de le régler.

Tout ça pour dire que la recette est en dessous. Elle a toujours été en dessous. Elle y était même avant que vous cliquiez sur ce bouton.

Ingrédients

  • 200 gfarine
  • 50 gsucre glace
  • 25 gœuf battu (environ 1/2 œuf)
  • 20 ghuile neutre
  • 1,5 gsel
  • 1,2 glevure chimique
  • 1,2 gbicarbonate de soude
  • 4 gextrait de vanille
  • 30 à 45 geau ou de lait (juste assez pour former une pâte souple)
  • 150 gchocolat noir, au lait ou blanc
  • 1 c. à caféhuile neutre (pour la brillance)

La recette

  1. Mélanger tous les ingrédients pour obtenir une pâte homogène.

  2. Filmer et laisser reposer 30 minutes au frais.

  3. Former des bâtonnets fins (3-4 mm d’épaisseur, 12 cm de long( CEST ABSOLUMENT ENORME AHAHAH WHATTT??????? 12 CM CEST INUHUMAIN CEST DU GRAND NIMPORTE QUOI AH NON VRAIMENT WHAT AHAHAHAHAH 12 CM CEST DINGUE NAN MAIS ARRETEZ LA).

  4. Cuire à 170°C chaleur tournante pendant 12 à 14 minutes, jusqu’à légère coloration.

  5. Laisser refroidir complètement.

  6. Faire fondre le chocolat, y tremper les sticks aux 3/4, laisser égoutter et déposer sur une feuille de papier cuisson. Réserver au frais jusqu’à ce que le chocolat soit figé hyper simple, sauf le fait de se rouler 40 putains de batons.

L'épisode

Ouvrir sur YouTubeEt si tu t'abonnes, je continue à acheter des trucs pour te dire de ne pas les acheter.