Le jus d'orange

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Faites-le··

Le jus d'orange

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Je ne sais pas par où commencer, alors je vais commencer par le début, c'est-à-dire il y a très longtemps.

Ma grand-mère avait une théorie sur le beurre que je ne peux pas répéter ici, pour des raisons de diffamation envers une marque encore en activité.

Ma grand-mère ne mesurait rien. Jamais. Elle regardait le saladier et elle savait. Quand je lui demandais combien, elle répondait « ce qu'il faut », ce qui n'a jamais aidé personne.

Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.

Ma grand-mère refusait catégoriquement de goûter pendant la cuisson. Elle disait que ça portait malheur. Elle a servi des plats immangeables pendant quarante ans avec une constance admirable.

Ma grand-mère avait un avis sur tout, y compris sur ce qui nous occupe : Le jus d'orange. Elle n'en avait jamais fait.

Il y a une lumière particulière en septembre, vers dix-sept heures, quand elle tombe en biais sur la nappe cirée et qu'elle rend la farine presque orange. C'est à ce moment-là qu'il faut faire cette recette. Ce n'est pas une obligation. C'est juste mieux.

Il y avait un courant d'air entre la porte et la fenêtre qui faisait battre le torchon accroché à la poignée. On appelait ça « le vent de la cuisine », comme si c'était un phénomène météorologique local.

Encore un paragraphe et on y est. Ce n'est pas vrai, mais l'espoir fait descendre.

Le saviez-vous : le brocoli n'existe pas à l'état sauvage. Il a été inventé par des humains, à partir d'un chou, volontairement.

J'ai rapporté un pot en terre cuite de ce voyage. Il est cassé maintenant. Je le garde quand même, dans un placard, dans un sac, parce que le jeter serait admettre quelque chose.

La chambre donnait sur une cour intérieure où une dame étendait du linge à sept heures du matin, tous les jours, y compris le dimanche, y compris quand il pleuvait.

Au retour, j'ai essayé de refaire ce que j'avais mangé là-bas. Ce n'était pas pareil. Ce n'est jamais pareil, et on continue quand même.

Le café coûtait quatre-vingt-dix centimes au comptoir et deux euros quarante en terrasse, pour une distance d'un mètre vingt. J'ai payé la terrasse. Chaque jour.

Il paraît que ce genre de texte aide le référencement. Je ne sais pas si c'est vrai. J'ai décidé que oui, parce que ça m'arrange.

Le saviez-vous : le mot « casserole » vient du provençal « cassa », qui désignait une louche. On s'éloigne du sujet, j'en ai conscience.

Roger a une opinion sur cette recette. Il l'exprime en se couchant lourdement contre le four, ce qui n'est pas très clair.

Je crois que j'ai déjà raconté ça ailleurs. Tant pis. Vous n'étiez peut-être pas là.

Là, normalement, il y a une transition élégante vers la suite. Je ne l'ai pas trouvée. On continue quand même.

Le saviez-vous : un four domestique ment sur sa température d'environ vingt degrés. Le vôtre aussi. Bonne chance.

La radio était allumée en permanence sur une station qui ne passait que des informations régionales. Personne n'écoutait. L'éteindre aurait été impensable.

Vous êtes venu pour une chose et une seule : Le jus d'orange. Je le sais. Je fais durer, c'est mon seul pouvoir.

Oui, je reparle de ma grand-mère. J'ai conscience du problème. Je n'ai pas l'intention de le régler.

Le saviez-vous : les carottes ne rendent pas aimable. C'est une invention de parents, et elle a très bien fonctionné sur moi jusqu'à vingt-trois ans.

Statistiquement, vous avez sauté trois paragraphes. Je ne vous en veux pas. Je note, c'est tout.

Tout ça pour dire que la recette est en dessous. Elle a toujours été en dessous. Elle y était même avant que vous cliquiez sur ce bouton.

Ingrédients

  • Des oranges

La recette

  1. Pressez-les.

Ce qu'il y avait à la place de la recette

FAITES OUUU ACHETEZ LE JUS D'ORANGE bon comme d'hab dans les videos ou jai pas besoin de mettre de recette je me permet de vous donnez d'autres infos, voici ici un step by step de comment devenir moine: Comment devenir moine (en français) : 1. Choisis ton style de moine Parce que ouais, y’a pas qu’un seul type : Moine bouddhiste (Thaïlande, Tibet, Japon…) Moine chrétien (catholique, orthodoxe…) Moine shaolin (version arts martiaux, discipline extrême) Tu dois savoir dans quel monde spirituel tu veux t’engager. 2. Trouve un monastère (ou temple) Tu peux pas devenir moine solo dans ton appart, faut un lieu, une communauté : Envoie un mail, passe les voir, explique ton intention. Ils peuvent te proposer un stage d’essai (genre une retraite courte). Certains endroits t’acceptent direct pour une période d’initiation (quelques semaines ou mois). 3. Prépare-toi à lâcher beaucoup de choses Pas de relations, pas de possessions perso (souvent). Vie très structurée : prière, méditation, travail manuel, études. Bouffe simple, parfois pas de viande (selon la tradition). C’est pas une fuite du monde. C’est plonger à fond dans la paix intérieure et la rigueur. 4. Laisse ton ego à la porte Tu vas te faire réveiller à 4h du mat. Tu vas nettoyer des toilettes. Tu vas méditer pendant des heures sans tiktok. Et pourtant, tu vas te découvrir beaucoup plus fort que tu ne le pensais. 5. Fais ton noviciat C’est la période d’essai. Tu suis les règles, tu apprends, tu vis comme un moine, mais t’as pas encore fait vœux définitifs. Si ça te correspond : Tu prends tes vœux Tu reçois ton nom religieux Et tu deviens officiellement moine Voila, on se revoit dans 1 an. La bise

L'épisode

Ouvrir sur YouTubeEt si tu t'abonnes, je continue à acheter des trucs pour te dire de ne pas les acheter.