Le flanby

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

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Le flanby

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Avant de commencer, il faut que je vous raconte quelque chose. C'est important. Enfin, ce n'est pas important, mais j'y tiens.

Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.

Ma grand-mère ne mesurait rien. Jamais. Elle regardait le saladier et elle savait. Quand je lui demandais combien, elle répondait « ce qu'il faut », ce qui n'a jamais aidé personne.

Ma grand-mère gardait ses recettes dans un carnet à couverture verte qu'elle ne montrait à personne. À sa mort on l'a ouvert. Il n'y avait que des numéros de téléphone.

Ma grand-mère avait deux couteaux. Un pour tout, et un qu'il ne fallait pas toucher. J'ai touché le deuxième une fois. Une seule.

Le sujet du jour : Le flanby. Il attendra encore un peu, comme tout le monde ici.

Le frigo faisait un bruit de moteur de bateau. Il a tenu vingt-deux ans. Le remplacer a été vécu comme un deuil.

Il y a une lumière particulière en septembre, vers dix-sept heures, quand elle tombe en biais sur la nappe cirée et qu'elle rend la farine presque orange. C'est à ce moment-là qu'il faut faire cette recette. Ce n'est pas une obligation. C'est juste mieux.

Un mot sur la longueur de ce texte : elle est volontaire, elle est excessive, et elle est le sujet.

Le saviez-vous : un citron flotte et un citron vert coule. J'ai passé une soirée entière à vérifier. Ce n'était pas une bonne soirée.

Il faisait trente-quatre degrés. Tout le monde cuisinait quand même, à midi, portes fermées. J'ai compris ce jour-là que je n'étais pas sérieux.

La chambre donnait sur une cour intérieure où une dame étendait du linge à sept heures du matin, tous les jours, y compris le dimanche, y compris quand il pleuvait.

J'y suis retourné en 2021. Le marché existait toujours. Marco, ou Mario, non. Je n'ai pas osé demander et j'y pense encore de temps en temps, généralement le soir.

On m'a servi un plat dont je n'ai jamais retrouvé le nom. J'ai cherché pendant deux ans. J'ai fini par accepter que je l'avais peut-être rêvé.

Je crois que j'ai déjà raconté ça ailleurs. Tant pis. Vous n'étiez peut-être pas là.

Le saviez-vous : il n'existe aucune définition légale du mot « artisanal » sur un emballage. Dormez bien.

Roger ne figure sur aucune de mes vidéos. C'est un choix. Il n'a pas le tempérament, et surtout il vole la vedette.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Si vous lisez ceci sur votre téléphone, dans un couloir, en attendant quelqu'un : bon courage, il en reste.

Le saviez-vous : la noix de muscade est légèrement hallucinogène à forte dose. Ce n'est pas une invitation, c'est une note de bas de page.

Le sol était en lino imitation tomettes. De loin ça marchait. De près, non. De toute façon on ne regarde pas le sol quand on mange.

Le flanby. Nous y reviendrons. Enfin, j'y reviendrai, vous, vous êtes déjà en train de faire défiler.

Certains blogs mettent une photo tous les deux paragraphes. Je n'ai pas de photo. Imaginez-en une. Prenez le temps qu'il faut.

Le saviez-vous : un four domestique ment sur sa température d'environ vingt degrés. Le vôtre aussi. Bonne chance.

Je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites : est-ce que tout ça va quelque part. La réponse est non, et nous en sommes tous les deux conscients.

Et c'est ainsi que je n'ai toujours rien expliqué. La recette, elle, explique tout, et elle est juste en dessous.

Ingrédients

  • 150gsucre
  • 45geau
  • 4œufs
  • 480glait
  • 10gextrait de vanille ou une gousse de vanille
  • 5grrhum si vous en mettezfacultatif

La recette

  1. Préchauffez votre four à 175°C.

  2. Dans une petite casserole, mélangez le sucre semoule et l'eau à feu moyen. Remuez jusqu'à ce que le sucre soit dissous.

  3. Une fois le sucre dissous, arrêtez de remuer et laissez le mélange bouillir jusqu'à ce qu'il prenne une couleur ambrée foncée, environ 5 à 7 minutes. Faites attention à ne pas le brûler.

  4. Versez rapidement le caramel au fond d'un moule à flan ou de ramequins individuels en remuant pour bien enrober le fond. Laissez refroidir et durcir.

  5. Faites bouillir le lait avec la vanille dans une casserole. Dans un autre bol, fouettez ensemble les œufs jusqu'à ce qu'ils soient bien mélangés.

  6. Versez doucement le lait chaud sur les œufs en fouettant constamment pour éviter de les cuire. Mélangez bien.

  7. Versez le mélange aux œufs sur le caramel refroidi dans le moule à flan ou les ramequins.

  8. Disposez le moule à flan ou les ramequins dans un plat allant au four plus grand. Remplissez le plat de cuisson d'eau chaude jusqu'à ce qu'il atteigne environ la moitié des côtés du moule à flan ou des ramequins.

  9. Transférez délicatement le plat de cuisson dans le four préchauffé et laissez cuire pendant 30 minutes, ou jusqu'à ce que le flan soit pris sur les bords mais encore légèrement tremblant au centre.

  10. Sortez-le du bain-marie, laissez-le refroidir à température ambiante pendant 10 minutes, puis réfrigérez-le pendant 4 à 6 heures avant de servir.

L'épisode

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