Les cookies

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Faites-le···

Les cookies

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Installez-vous. Non, vraiment, installez-vous, ce n'est pas une formule de politesse.

Ma grand-mère avait deux couteaux. Un pour tout, et un qu'il ne fallait pas toucher. J'ai touché le deuxième une fois. Une seule.

Ma grand-mère appelait le four « la bête ». Elle ne l'a jamais expliqué et nous n'avons jamais demandé, parce qu'à un certain âge on choisit ses combats.

Ma grand-mère avait une théorie sur le beurre que je ne peux pas répéter ici, pour des raisons de diffamation envers une marque encore en activité.

Ma grand-mère détestait les livres de cuisine. Elle en avait onze. Ils étaient rangés par couleur, ce qui devrait vous dire à quel point elle les ouvrait.

Les cookies. La première fois, c'était un dimanche. Je crois. Disons un dimanche, ça arrange le récit.

Il y a une lumière particulière en septembre, vers dix-sept heures, quand elle tombe en biais sur la nappe cirée et qu'elle rend la farine presque orange. C'est à ce moment-là qu'il faut faire cette recette. Ce n'est pas une obligation. C'est juste mieux.

Il y avait une odeur permanente, impossible à identifier, qui n'était désagréable pour personne sauf pour les invités.

Si vous lisez ceci sur votre téléphone, dans un couloir, en attendant quelqu'un : bon courage, il en reste.

Le saviez-vous : le pain a été salé en France pour des raisons fiscales, puis dessalé pour les mêmes raisons. L'histoire de la cuisine est surtout une histoire d'impôts.

Il y avait un marché le mardi. Toujours le mardi. Jamais le mercredi, ne me demandez pas pourquoi, personne n'a su me l'expliquer et j'ai posé la question à quatre personnes.

Au retour, j'ai essayé de refaire ce que j'avais mangé là-bas. Ce n'était pas pareil. Ce n'est jamais pareil, et on continue quand même.

Le train pour y aller mettait quatre heures et s'arrêtait onze fois. Je peux vous citer les onze arrêts. Je ne vais pas le faire. Enfin, peut-être plus bas.

J'ai mangé la même chose quatre soirs de suite dans le même restaurant. Le serveur a fini par ne plus apporter la carte. C'est la plus belle chose qui me soit arrivée en voyage.

À ce stade, la plupart des gens ont abandonné. Si vous êtes encore là, vous êtes soit très patient, soit en train de faire autre chose en même temps. Les deux me vont.

Le saviez-vous : la vanille est la deuxième épice la plus chère au monde. La première est le safran. La troisième, je ne sais pas, et cela me hante.

Quand je goûte, Roger me regarde. Pas la nourriture. Moi. Il attend un verdict, comme vous, sauf que lui il attend depuis onze ans.

J'hésite à couper ce paragraphe. Je vais le garder. Voilà, la décision est prise, nous pouvons avancer.

Vous pourriez fermer ce bloc. Le bouton est juste au-dessus, il s'appelle « L'histoire de ma vie » et il fonctionne dans les deux sens. Personne ne vous en voudra.

Le saviez-vous : la banane est techniquement une baie, alors que la fraise n'en est pas une. J'ai déjà mentionné la fraise plus haut. Je me répète, c'est le principe.

La table était en formica vert d'eau, et elle collait légèrement en été. Ce détail ne sert à rien. Il est resté, lui.

Vous êtes venu pour une chose et une seule : Les cookies. Je le sais. Je fais durer, c'est mon seul pouvoir.

Je pourrais varier davantage. Je pourrais aussi faire beaucoup de choses.

Le saviez-vous : le mot « mayonnaise » a au moins quatre origines revendiquées, toutes défendues avec une agressivité disproportionnée.

Ce paragraphe n'apporte strictement rien. Il est là pour la même raison que tous les autres : parce que plus vous descendez, mieux je me porte.

Voilà. Je crois que j'ai fait le tour. Enfin non, mais je vais m'arrêter là par pitié.

Ingrédients

  • 115 gbeurre
  • 120 gcassonade
  • 60 gsucre blanc
  • 1œuf
  • 80 gfarine boulangère
  • 80 gfarine classique
  • 3 gsel
  • 3 gcafé soluble en poudre
  • 10 gextrait de vanille
  • 3 gbicarbonate de soude

Toppings, 250 g au total

  • 120 gchocolat noir
  • 50 gpépites de chocolat au lait
  • 50 gpépites de chocolat noir
  • 10 gamandes
  • 20 gnoix

La recette

  1. Faites fondre les 115 g de beurre dans une petite casserole à feu moyen. Continuez la cuisson en remuant régulièrement jusqu'à ce que le beurre prenne une couleur ambrée et dégage une bonne odeur de noisette.

  2. Versez immédiatement le beurre noisette dans un récipient et laissez-le revenir complètement à température ambiante avant de continuer.

  3. Mélangez le beurre noisette refroidi avec les 120 g de cassonade et les 60 g de sucre blanc jusqu'à obtenir un mélange homogène.

  4. Ajoutez l'œuf et les 10 g d'extrait de vanille, puis mélangez jusqu'à obtenir une préparation homogène.

  5. Dans un autre récipient, mélangez les 80 g de farine boulangère, les 80 g de farine classique, les 3 g de sel, les 3 g de café soluble et les 3 g de bicarbonate de soude.

  6. Ajoutez les ingrédients secs à la préparation précédente et mélangez juste assez pour obtenir une pâte homogène. Évitez de trop travailler la pâte.

  7. Ajoutez les 250 g de chocolat, pépites, amandes et noix et mélangez pour bien les répartir.

  8. Formez des boules de pâte et placez-les au réfrigérateur pendant au moins 1 heure. Pour encore plus de goût, vous pouvez conserver la pâte au réfrigérateur jusqu'à 3 jours avant la cuisson.

  9. Préchauffez le four à 190 °C en chaleur tournante.

  10. Disposez les boules de pâte bien espacées sur une plaque recouverte de papier cuisson.

  11. Enfournez pendant environ 9 à 12 minutes, selon la taille des cookies. Les bords doivent être dorés mais le centre doit encore sembler légèrement sous-cuit à la sortie du four.

    190 °C

  12. Laissez les cookies reposer 5 minutes sur la plaque après la cuisson. Ils vont continuer à cuire légèrement et se raffermir.

  13. Mangez-les encore tièdes après quelques minutes pour avoir un centre très fondant, ou laissez-les refroidir davantage pour obtenir une texture plus ferme.

L'épisode

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