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Le concentre de tomates
L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer
Installez-vous. Non, vraiment, installez-vous, ce n'est pas une formule de politesse.
Ma grand-mère parlait à ses casseroles. Pas beaucoup. Juste ce qu'il faut pour qu'on se demande.
Ma grand-mère avait un tablier qu'elle ne lavait qu'en août. Elle disait que le lavage enlevait le goût. Je n'ai jamais su si elle plaisantait.
Ma grand-mère disait qu'on reconnaît une bonne cuisine à l'usure du sol devant l'évier. La sienne était creusée. Ce n'est pas une image.
Ma grand-mère avait une balance. Elle ne s'en servait pas. Elle la gardait sur l'étagère du haut, hors de portée, comme un avertissement adressé à je ne sais qui.
On me demande souvent si ça vaut vraiment le coup : Le concentre de tomates, je veux dire. La réponse est plus bas, et elle est courte.
Le sol était en lino imitation tomettes. De loin ça marchait. De près, non. De toute façon on ne regarde pas le sol quand on mange.
Il y avait une odeur permanente, impossible à identifier, qui n'était désagréable pour personne sauf pour les invités.
Ce passage a été écrit une fois et sert depuis. Comme une bonne sauce mère. Voilà, j'ai réussi à en faire une métaphore de cuisine.
Le saviez-vous : le mot « restaurant » désignait à l'origine un bouillon, et non un lieu. Cette information est vraie et ne vous servira à rien.
Il y avait un chat sur le muret, à droite en sortant. Toujours le même chat, toujours le même muret. Nous ne nous sommes jamais adressé la parole.
J'ai pris des photos. Deux cent quarante. Je ne les ai jamais rouvertes, et pourtant je paie un abonnement mensuel pour les conserver.
La chambre donnait sur une cour intérieure où une dame étendait du linge à sept heures du matin, tous les jours, y compris le dimanche, y compris quand il pleuvait.
Le village avait une place, une église et un bar. Le bar fermait à des horaires que personne ne connaissait, y compris le patron, que j'ai interrogé.
Je pourrais varier davantage. Je pourrais aussi faire beaucoup de choses.
Le saviez-vous : les cacahuètes ne sont pas des noix, les amandes non plus, et à ce stade je ne sais plus ce qu'est une noix.
Roger n'aime pas la cuisine. Il aime la pièce d'à côté, d'où il surveille la cuisine. Ce n'est pas la même chose et il y tient beaucoup.
Vous vous demandez si je réutilise les mêmes anecdotes d'une recette à l'autre. Excellente question. Suivante.
Il paraît que ce genre de texte aide le référencement. Je ne sais pas si c'est vrai. J'ai décidé que oui, parce que ça m'arrange.
Le saviez-vous : le mot « mayonnaise » a au moins quatre origines revendiquées, toutes défendues avec une agressivité disproportionnée.
La table était en formica vert d'eau, et elle collait légèrement en été. Ce détail ne sert à rien. Il est resté, lui.
Le concentre de tomates. La première fois, c'était un dimanche. Je crois. Disons un dimanche, ça arrange le récit.
Oui, je reparle de ma grand-mère. J'ai conscience du problème. Je n'ai pas l'intention de le régler.
Le saviez-vous : il n'existe aucune définition légale du mot « artisanal » sur un emballage. Dormez bien.
Certains blogs mettent une photo tous les deux paragraphes. Je n'ai pas de photo. Imaginez-en une. Prenez le temps qu'il faut.
Je m'arrête. Pas parce que je n'ai plus rien, mais parce qu'il faut bien manger un jour.
Ingrédients
- 1 kgtomates (de préférence Roma ou San Marzano)
La recette
Incisez légèrement les tomates en croix sur le dessous.
Plongez-les dans de l’eau bouillante pendant 30 secondes, puis dans de l’eau glacée.
1 min
Retirez la peau, qui se détache facilement après le choc thermique, puis retirez les pépins.
Coupez les tomates en deux.
Cuisez-les une première fois pendant 30 minutes.
Mixez la chair ou passez-la au moulin à légumes pour obtenir une purée.
Versez la purée dans une grande casserole.
Ajoutez une pincée de sel.
Faites réduire à feu doux pendant 1 h 30 à 2 heures, en remuant régulièrement.
L'épisode
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