Le caramel macchiato

Alors ?

Choisis un côté. Les deux sont possibles.

Ça dépend

Le caramel macchiato

L'histoire de ma vietu peux ne pas cliquer

Cette histoire commence dans une cuisine qui n'existe plus, dans une maison vendue en 2009.

Ma grand-mère salait au-dessus de la casserole, de très haut, avec un geste de semeur. Elle prétendait que ça répartissait mieux. Ça répartissait surtout sur le plan de travail.

Ma grand-mère laissait la porte du four ouverte après cuisson, l'hiver, pour chauffer la pièce. Je sais que c'est déconseillé. Elle le savait aussi.

Ma grand-mère détestait les livres de cuisine. Elle en avait onze. Ils étaient rangés par couleur, ce qui devrait vous dire à quel point elle les ouvrait.

Ma grand-mère avait une théorie sur le beurre que je ne peux pas répéter ici, pour des raisons de diffamation envers une marque encore en activité.

Le caramel macchiato. Nous y reviendrons. Enfin, j'y reviendrai, vous, vous êtes déjà en train de faire défiler.

Il faisait chaud. Pas une chaleur d'été, une chaleur de cuisine, celle qui monte du sol et qui vous colle la chemise dans le dos vers la troisième étape.

En hiver la fenêtre se couvrait de buée et quelqu'un écrivait toujours quelque chose dessus. Généralement une bêtise. Une fois, une vérité, et ça a jeté un froid.

Il est possible que ce paragraphe existe déjà sur une autre page de ce site. Je ne vérifie pas. Personne ne vérifie.

Le saviez-vous : une fraise n'est pas un fruit. Enfin, si, mais pas de la façon dont vous le pensez, et honnêtement la nuance n'intéresse personne.

Au retour, j'ai essayé de refaire ce que j'avais mangé là-bas. Ce n'était pas pareil. Ce n'est jamais pareil, et on continue quand même.

On m'a servi un plat dont je n'ai jamais retrouvé le nom. J'ai cherché pendant deux ans. J'ai fini par accepter que je l'avais peut-être rêvé.

La femme de quatre-vingts ans, celle du dixième jour, m'a aussi dit quelque chose sur le sel. Ça non plus je ne m'en souviens pas. C'était peut-être la même phrase.

Il y avait un chat sur le muret, à droite en sortant. Toujours le même chat, toujours le même muret. Nous ne nous sommes jamais adressé la parole.

Statistiquement, vous avez sauté trois paragraphes. Je ne vous en veux pas. Je note, c'est tout.

Le saviez-vous : le poivre a servi de monnaie. C'est de là que vient l'expression « payer en espèces », et cette phrase est entièrement fausse, je viens de l'inventer.

Roger n'aime pas la cuisine. Il aime la pièce d'à côté, d'où il surveille la cuisine. Ce n'est pas la même chose et il y tient beaucoup.

Ce passage a été écrit une fois et sert depuis. Comme une bonne sauce mère. Voilà, j'ai réussi à en faire une métaphore de cuisine.

Prenez votre temps pour lire ce passage. Rien ne presse. La recette ne va nulle part. Moi non plus, apparemment.

Le saviez-vous : le mot « restaurant » désignait à l'origine un bouillon, et non un lieu. Cette information est vraie et ne vous servira à rien.

La radio était allumée en permanence sur une station qui ne passait que des informations régionales. Personne n'écoutait. L'éteindre aurait été impensable.

Le caramel macchiato. J'ai raté ça plus de fois que je ne l'ai réussi, et c'est précisément ce qui me qualifie.

J'aurais pu mettre la recette en haut. Beaucoup de gens le font. Ce sont des lâches.

Le saviez-vous : le mot « casserole » vient du provençal « cassa », qui désignait une louche. On s'éloigne du sujet, j'en ai conscience.

Vous vous demandez si je réutilise les mêmes anecdotes d'une recette à l'autre. Excellente question. Suivante.

Je m'arrête. Pas parce que je n'ai plus rien, mais parce qu'il faut bien manger un jour.

Ingrédients

  • 240 mllait (froid ou chaud, ça dépend de vous)
  • 1 shotespresso (30 ml) (ou eXpresso, JE M’EN BALLECOUILLES DE COMMENT VOUS PRONONCEZ ÇA PUTAIN)
  • 15 mlsirop de vanille
  • 15 mlcaramel pour nappage
  • Glaçons si vous buvez froid
  • 200 gsucre
  • 240 geau
  • 10 mlvanille

La recette

  1. Faites chauffer jusqu’à ce que le sucre soit dissous, pas besoin de faire bouillir.

  2. Ajoutez la vanille.

  3. Mélangez tout ça, voilà voilà.

L'épisode

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